Poutine râpée Wikipédia

Ne doit pas être confondu avec la poutine québécoise.

Nouveau-Brunswick. La poutine acadienne aux yeux de l’histoire

Il y a aussi des dérivés comme la poutine à trou, d’apparence similaire, mais qui est un dessert. Quelques restaurants ont fait de ce plat leur spécialité. Pour les Acadiens de la région de Moncton et de tout le Sud-Est du Nouveau-Brunswick, c’est un vrai délice. C’est un mets bizarre, rond, visqueux et grisâtre.

  • Saisissez votre adresse afin de découvrir les options de livraison disponibles près de chez vous pour les commandes de type Poutine.
  • L’origine allemande de la poutine râpée est donc encore incertaine, voire controversée.
  • Elle se prépare en mélangeant des pommes de terre cuites et pilées à des pommes de terre crues.
  • Il y a aussi des dérivés comme la poutine à trou, d’apparence similaire, mais qui est un dessert.

La Bel’ge frite 🇧🇪 Saint Michel

Il est vrai que des familles acadiennes occupaient déjà cet endroit depuis les années 1730 et en avaient été chassées par les Britanniques pendant la dispersion des Acadiens. Le père Cormier s’est d’abord souvenu d’une étrange histoire qui lui avait été rapportée par une mère de famille acadienne de Nouvelle-Angleterre. Si cette interrogation ne suscite pas forcément un enthousiasme délirant, elle décrit tout de même la recette d’un plat national du Québec, la fameuse poutine. Toujours est-il que, malgré ses recherches, le père Cormier disait manquer de preuves pour attester hors de tout doute que la poutine acadienne avait des ancêtres dans l’outre-Rhin. Celles-ci auraient ainsi appris à faire des knödels qui, au fil du temps, seraient devenus les poutines râpées. Il existe un plat très prisé en Allemagne, et ailleurs en Europe centrale et de l’Est, qui ressemble étrangement à la poutine acadienne.

Il fallait donc un hasard particulier pour que la recette ait été introduite à Moncton, sans impressionner les autres régions acadiennes. Le père Cormier a constaté que la poutine râpée perdait de son attrait auprès des Acadiens à mesure qu’on s’éloignait de la région de Moncton, pour devenir un objet d’indifférence, de suspicion, voire de répugnance. Mais là n’est pas l’essentiel, car la poutine râpée semble bien, cette fois-ci, un authentique plat traditionnel, dont la portée est toutefois limitée à la région de Moncton… La poutine râpée est un mélange de pommes de terre crues râpées et cuites pilées façonné en boule avec, au centre, une bouchée de porc salé, le tout plongé dans l’eau bouillante. La poutine râpée est un plat national d’Acadie, transmise de génération en génération. Plus encore, ceux-ci avaient-ils suffisamment apprécié la recette pour la transformer, au fil du temps, en poutine râpée ?

Burger & Fries Bonne nouvelle

Acceptant volontiers de les accueillir mais suspectant qu’en tant qu’étrangers ils n’apprécieraient pas ce plat acadien, elle avait proposé de leur offrir un repas spécialement pour eux. En réalité, si les deux poutines partagent le même nom, tout le reste les sépare. Ainsi, sans être un plat traditionnel, puisqu’elle n’est apparue qu’à partir des années 1950 au Centre-du-Québec, la poutine est devenue un symbole indéniable de la culture québécoise.

Variantes

C’est là qu’intervient son hypothèse aux yeux de l’histoire, qui remonte à la fondation de Moncton. La boule gluante qui en résulte (voir la courte vidéo amusante) n’a donc rien à voir avec la poutine québécoise. Vous prendrez bien un plat de frites et de fromage en grains, le tout nappé de sauce ? Une autre hypothèse veut qu’une fois bien établies, certaines familles allemandes aient embauché des Acadiennes comme domestiques. À noter que, dès leur arrivée, les pionniers allemands ont planté 200 livres de… pommes de terre. Certaines sources avancent qu’elles ont reçu l’aide de Mik’maq et d’Acadiens qui étaient revenus s’établir dans la région après la Déportation.

Elle leur avait servi des poutines râpées qu’elle venait de préparer. Le père Cormier le confirme, la poutine râpée ne fait pas l’unanimité en Acadie. Dans sa mémorable interprétation des Douze jours de Noël, l’ancien groupe acadien Les Méchants Maquereaux reçoit, au premier jour, «un gros mess de poutine râpée». Si vous lisez quelque part que la poutine râpée est le plat «national» de l’Acadie, détrompez-vous! Peu de gens le savent, mais on retrouve aussi une poutine au Québec qui s’apparente quelque peu à la poutine râpée, mais avec quelques différences dans la recette. Contrairement à la poutine râpée, la pâte de pommes de terre n’est pas servie en boule, mais plutôt étendue dans l’assiette.

Les familles allemandes avaient très bien pu transmettre une recette voisine de celle de la poutine restaurant de poutine râpée aux familles acadiennes revenues sur les lieux après la guerre de Sept Ans. Trouvant cette histoire incroyable, le père Cormier s’est demandé quel rapport pouvait bien exister entre la poutine râpée de Moncton et un plat national allemand. C’est le cas de la région de Moncton, au Nouveau-Brunswick, où on préfère nettement « l’autre poutine », la poutine acadienne, dite poutine râpée, elle aussi à base de pommes de terre, qui suscite un réel engouement. Dans le premier cahier de la Société historique acadienne, paru en 1961, le père Cormier signe un article «savoureux» intitulé La poutine râpée, aux yeux de l’histoire.

À Bouctouche, où se trouve le vrai Pays de la Sagouine, il y a La Poutine à Léa et La Poutine acadienne. C’est un pur hasard si deux mets aussi populaires issus du Canada francophone partagent le nom de poutine. Malheureusement, il semble que l’existence de ce mets traditionnel soit de plus en plus compromise dans cette région, puisque ce sont surtout les citoyens les plus âgés qui la connaissent